Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 17:54


 

Confondant et l’ami et l’amant emmêlés

Dans une ride éternelle sur des visages fêlés,

Où les sombres heures dénaturent dans l’oubli

Les petits aspirants et les rêves d’infamies,

Tandis que le fer et la flore s’ensanglantent

Soupirant que les bêtes et les brutes les hantent,

Les sirènes insouciantes gravent les destinées

Les remords ou les torts des fous galonnés.

Si les âmes surprises et confuses s’étonnent,

Refusant la méprise du canon qui résonne,

Dans le triste dessin de la pierre refroidie

Les volutes enlacent les héros réunis.

Et les corps des soldats gardent sous le soleil,

L’apparat de toujours de l’or et du vermeil.

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 17:58


 

Autrefois adulée, enlacée  par ses gardes

Adèle désormais déambule hagarde,

Les anciens maîtres se déchaînent et entravent

La captive courant vers le jeune esclave.

 

Le lierre la retient dans le dédale vert pâle

Serre le lien sous la lumière vespérale.

Les bois se morfondent dans une clairière,

Pleurent l’enfance et pleurent l’adultère.

 

A l’orée dorent les blés murs de la plaine,

Cachant le héros né en lisière de la peine.

Et les fleurs d’asphodèle amères et mourantes

Se lamentent d’Adèle déjà mère et amante.


Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 17:59

Je fuis haineux et les rues sont démentes,

Le bruit furieux dans la ville circulante,

Le fruit curieux de la marchande ambulante,

L’ennui des vieux, de leurs vies vacillantes,

La nuit fiévreuse sur la peau de l’amante,

L’amie rêveuse et les mots de l’attente,

La sève amoureuse, ô la belle revenante !

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 18:00

Le ventre pale de la vestale, sa défaveur,

A comme courbure, un murmure de rondeur.

Dans un seul râle, toute une salle lui susurre

Cette animale clameur, cet odieux cri d’injure.

 

Dans le noir de son boudoir jusqu’au vertige

Où rien ne laisse voire ce qu’elle s’inflige,

C’est un pouvoir qui tous les soirs lui revient

Le vestige de son prestige sur les siens.

 

Le dieu créateur et la foudre qui gronde,

L’ondée qui pleure comme en poudre le monde,

Fondent sur ce cœur comme pour mieux dissoudre,

Ou guérir le malheur qu’on n’y peut résoudre.

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 18:01

A l’heure des beaux jours dans la frêle aurore,

Quand sur les cous nus tombent des bijoux d’or,

Les voix du salon, les velours feutrés

Rivalisent encore d’envies inavouées.

 

A travers la nuit alternant les pas

D’une valse indolente sur un doux verglas

 

Elle glisse dans l’oubli en robe d’hiver

Quand sa bouche effleure les lèvres du verre

La magie d’un monde à recommencer

En images inonde sa mémoire troublée.

 

A travers la nuit alternant les pas

D’une valse indolente vers un doux trépas

 

Dans sa main gantée le vin d’abandon

Danse à contre temps du poids des années,

Lève un verre serein, plein de compassion

Aux visages hautains des figures passées.

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 18:02

J’ai vu son teint pâle et ses cheveux noirs,

Son air d’inconnue bien mélancolique,

Sous ses lèvres fines une lueur d’ivoire,

Et dans son bras nu un plaisir toxique.

 

Sans que ce soit su, sans m’apercevoir,

Elle a chantonné le nouveau cantique,

Cette plainte ingénue qui résonne le soir,

L’abandon aigu du rêve narcotique.

 

Dans l’ancienne cité et le désespoir,

J’ai lu dans ses yeux le reflet pudique,

L’image inversée comme dans un miroir,

D’une vieille saveur aristocratique.

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 18:03

La douleur est partout mais la mâchoire est à nous.

Quand la salive gencive, ça va mal.

Les cheveux s’implantent beaucoup trop.

Le piano et ses dents sourient.

Flamenco au parc Montsouris ?

La télé est un monstre froid que la cheminée regarde.

Les cigarettes oblitèrent la vie et enfument les morts.

Les adultères ont bon dos.

Les ventres tombent sur les cuisses.

Le pied se prend, le tapis se défend.

Il glisse souvent sur le lézard une ombre importée du soir.

Les ordinateurs sont un peu longs.

Les caleçons tournent sur eux-mêmes.

La terre, à peine.

Sans poutres, point de salut.

Les cendriers sont l’avenir de l’humanité.

A tout croire, il faut bien choisir.

La couleur est un maquillage surfait.

L’intransigeance produit le pire, mais bien tempérée, le meilleur.

A force de prendre tout comptant, on va perdre de l’argent.

Manger, manger… et pourquoi pas ?

Les olives sont le grand plaisir de la méditerranée.

La méchanceté n’est pas inutile, les piments non plus.

Il faut libérer les forces de progrès, sinon que vont-elles faire ?

A bon rat, bon débarras !

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:11

Sur le macadam et l’asphalte éclairci,

Les lignes blanches, les files d’attente,

Je ne sais plus.

Les papiers jaunes et les mégots racornis,

Je revois les débris, les vestiges des rues.

La macabre transe et tout ce vent de folie

Qui n’est plus.

Dans l’air lourd et les regards hagards

Je cherche un homme comme un ami

Je ne sais plus ou je l’ai vu.

Dans la rue terne vers ses ennuis

Il est parti, ou il a fui.

Maudits moutons

Démons, tout le monde

Qui nous a conduit ici ?

Où tout pourrit qui devait vivre

Ou tous s’enivrent de qui ravit,

La cité dort la cité dort

Docilité, docilité.

 

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:13

La ville dort, la belle sort, à Deauville sans effort.

Il fait nuit, mon asile, mon amour, sur la route vers le port.

Sous le noir de la nuit glacée, le soir dans tes bras adorés.

Et la pluie sur la ville qui retombe comme on dort.

Je vais vite pour finir enlacé sous les draps de l’aurore.

Tu respires, tu soupires, fatiguée, tout ton corps dans le lit se raidit et s’endort.

Le matin et le vent revenant, je sors sur la plage ensablée, devant la mer recommencée. 

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:16

Quand les passants pressés,

Car leurs pas sont comptés

Vont dans la ville de nuit

Vers des maisons hantées

Que je marche dans la rue

Et que le vague à l’âme

Berce dans l’avenue

Un hiver de Paname,

 

Je vois souvent les yeux

Qui fissurent le pavé

D’une fille qui fuit

Sur le boulevard gelé

Allongeant sa foulée

Dans les allées désertes

Négligeant les efforts

De toutes les mains offertes

 

Quand parfois s’illumine

L’ombre d’un réverbère

Qui dessine comme un fard

Tombant sur sa paupière

Je perçois un instant

L’arrondie de ses joues

Et la larme qui roule

En partant dans la foule.

Par Adrien Legrip
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus